restauration
conservation restauration de tableaux
L’état d’un tableau dépend de son histoire : les matériaux d’origine, les conditions dans lesquelles il a vécu, les restaurations qu’il a déjà subies. Deux œuvres qui présentent la même altération n’appellent pas le même traitement.
C’est pourquoi tout commence par un constat d’état. Il détermine ce qui doit être fait, dans quel ordre, et ce qui peut attendre.
Vernis jauni et encrassement
Le voile brun qui éteint les couleurs n’est presque jamais la peinture d’origine : c’est un vernis oxydé, auquel s’ajoutent les dépôts accumulés au fil du temps (poussière, suie, fumée). Les tests de solubilité déterminent jusqu’où le retrait peut aller sans atteindre les glacis de la couche picturale sous le vernis. C’est cette limite, propre à chaque œuvre, qui commande le nettoyage.
Toile déchirée ou percée
Une déchirure se répare fil à fil, sur l’envers, en rétablissant la continuité de la trame. Le doublage de l’ensemble de la toile n’est envisagé que lorsque le support ne peut plus assurer sa fonction : c’est une opération plus interventionniste, qui prive l’œuvre de son envers d’origine et des informations qu’il porte..
Peinture qui s'écaille ou se soulève
C’est l’altération la plus urgente. Une couche picturale qui se soulève continue de s’alterer tant qu’elle n’est pas refixée, et chaque écaille tombée est perdue. Le refixage consiste à réintroduire un adhésif entre la peinture et son support, puis à remettre la matière en place — par l’endroit ou par l’envers selon l’état de l’œuvre. Si vous constatez des soulèvements, posez le tableau à plat et contactez-nous.
Panneau de bois fendu
Fentes, jeu des planches, attaques d’insectes, parquetages anciens qui contraignent le support au lieu de l’accompagner. Le bois bouge avec l’humidité, toute sa vie : un traitement qui l’empêche de travailler finit par provoquer les dommages qu’il prétendait éviter. Nous privilégions les systèmes souples, qui accompagnent le mouvement.
Lacunes et anciennes retouches ou repeints
Les lacunes sont comblées au mastic, mis au niveau de la couche picturale, puis réintégrés à l’aquarelle ou au pigment. La retouche reste circonscrite à la lacune et ne déborde jamais sur l’original. Elle est identifiable sous lumière ultraviolette et réversible : un restaurateur qui interviendra après nous doit pouvoir la distinguer et la retirer.
Peintures murales
Décors peints, chapelles, plafonds, faux marbres. L’intervention se fait sur site, avec échafaudage si nécessaire, et pose des questions que l’on ne rencontre pas en atelier : le mur continue d’échanger de l’humidité avec le bâtiment, et un décor ne se traite pas indépendamment de ce qui le porte.
ce que nous traitons
Avant Après
Découvrez quelques avant/après réalisés à l’atelier ci-dessous


















